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BOURGOGNE - Nièvre
Témoignage de Bernard Blin
Bernard Blin à Saint-Hilaire-en-Morvan
111 ha dont 93 % en surface fourragère. Sur le reste, 3 ha de triticale et 4,7 ha de méteil.
85 vaches allaitantes de race charolaise.
Utilisateur depuis 2006
“ Tout est lié à l’économie de charges ”

L’exploitation de M. BLIN fait partie d’une étude INRA depuis 1972. Elle est faite sur quatre départements (la Creuse, la Nièvre, le Puy de Dôme et la Saône-et-Loire). L’INRA étudie l’impact économique et environnemental des exploitations dans leur territoire. Pour la réaliser, ils ont besoin des données sur les moyens de production, les résultats économiques globaux ainsi que par production (animale ou végétale). Par ce biais, ils peuvent connaître précisément l’impact environnemental (gaz à effet de serre et l’énergie consommée pour produire).

« Je suis sur des terrains très difficiles, sur de la roche granitique et j’ai donc très peu de cultures. Ma production annuelle de fumier est de l’ordre de 1000 m3, il est épandu sur 50 ha tous les ans. Ces effluents d’élevage sont ensemencés avec Bactériolit® depuis l’hiver 2006-2007 afin d’être mieux valorisés (réduction importante des pertes de MS et d’azote). J’avais rencontré M. Christophe Mézy à Cournon et il avait su me parler du côté économique, de la rentabilité. Je n’ai pas le même problème que certains utilisateurs car j’ai toujours fait partie des groupes Chambre d’Agriculture, ce qui ne veut pas dire qu’ils franchissent le pas… J’ai 85 vaches allaitantes avec une production de broutards pour l’Italie. J’ai des prairies permanentes et 40 ha de prairies temporaires en multi-espèces. J’avais presque abandonné les luzernes mais j’y reviens et je vais faire du sur-semis de luzerne.

Mon autonomie est surtout axée sur l’herbe et maintenant je ne rate plus mes implantations.

J’ai commencé avec Bactériolit® en 2006 mais dans ma tête, j’étais déjà un peu dans la démarche. Avec toutes les sources qu’il y a ici, même s’il n’y a pas de pollution, on nous accuse toujours. Ce sont des zones où un jour, nous serons contraints à 0 phyto, 0 engrais chimique. En 2000, j’avais commencé à composter les fumiers et j’ai fortement limité l’utilisation de la chimie pour les animaux. Avec la phytothérapie j’ai réussi à avoir des animaux plus résistants. Je suis aussi passé à l’homéopathie. Quand je suis passé en Bactériosol®/Bactériolit®, je n’ai pas eu de mal à comprendre le procédé. Ça correspondait à ce que je cherchais.

L’important c’est de faire vivre sa famille et pour cela il faut produire et limiter les charges.

Pour limiter les charges au niveau du troupeau, la différence ne peut se faire qu’au niveau des aliments. Il y a des jeunes nouvellement installés qui sont à 250 € d’aliments concentrés à l’hectare. Cette année est une année assez forte et pourtant je suis à 85 € alors que la moyenne du groupe suivi par l’Inra est à 176 €. Au niveau de l’excédent brut d’exploitation, il y a 200 € d’écart avec le groupe. Tout est lié à l’économie de charges.

Rien à changer pour être en bio. L’étude de l’Inra aborde aussi l’aspect écologique de nos exploitations et l’important est de produire le plus possible en polluant le moins possible.

En méthane, gaz à effet de serre, nous sommes très bien placés. Je n’aurais rien à changer pour être bio mais je n’aime pas qu’on me dise ce que j’ai à faire ! J’ai pérennisé mes prairies alors qu’avant, à quatre ans, il fallait les retourner. A 1,35 UGB/ha, je suis légèrement plus chargé que certains voisins qui sont à 1,1 et qui en plus, mettent de l’engrais et de l’aliment. Si on maîtrise les charges, on s’en sort. Au niveau des charges du troupeau, je suis à 61 centimes de charges au kilo produit quand les autres sont à 1,19 €. Avec la SOBAC, mon objectif est d’utiliser au maximum mon fumier. Je mets 30 kilos de Bactériolit® Concentré par hectare. Dans mon système, je privilégie la rentabilité sachant que dans le secteur des vaches allaitantes, il n’y a pas beaucoup de marge. La différence se fait sur l’économie des charges, c’est le seul chemin qui nous permette de dégager un résultat. Un technicien de la coopérative était venu une fois chez moi et m’avait demandé s’il pouvait tester ses bactéries. J’ai mis une case à sa disposition pour qu’il compare avec mes fumiers traités Bactériolit®. Il n’est jamais revenu me montrer les résultats. A la fin de l’hiver, il m’a juste dit : « Votre fumier, ce n’est pas le même… ». J’en ai conclu que mes résultats ne devaient pas être mauvais… »

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