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CENTRE - Indre
Témoignage d'Alain et Bruno Baillon
Alain Baillon, 65 ans
Bruno Baillon, 42 ans
à Cluis
210 hectares de céréales éleveurs de Charolaises
“ Sur les prairies, c'est le jour et la nuit.
C'est une autre vie ”

Alain Baillon en parlerait pendant des journées entières. Il l'avoue lui-même : la découverte du procédé SOBAC a changé sa vie. Son fils Bruno dirige aujourd'hui l'ensemble de l'exploitation et y est venu aussi après avoir vu les résultats sur la ferme familiale. Alain est un homme de challenges : à 65 ans, il dispute encore des courses cyclistes officielles, encourageant les agriculteurs à venir voir comment ils travaillent et répète à l'envi : « Ici la porte est toujours grande ouverte ».



« J'ai découvert le procédé au salon de l'élevage de Cournon, au début des années 2000. On a vu le stand SOBAC, on ne savait pas ce que c'était. Ce jour-là, nous avons eu directement à faire à Raymond Fabre, un des cogérants. On a aussi découvert là-bas, que Jean-Luc Gautier, un agriculteur de chez nous, travaillait avec eux puisqu'il était sur le stand au même moment que nous. Ça a facilité l'entrée en matière. Jean-Luc m'a dit qu'il travaillait avec eux depuis cinq ans. Depuis 1995, je m'étais remis en question. Avant, j'étais intensif de chez intensif. Quand je faisais un blé, je mettais 450 kg de 10/10/21. Sur un colza, c'était 650 kg. Je faisais quarante quintaux de moyenne avec mes colzas, 72 quintaux de moyenne avec mes blés. Je ne me posais pas trop de questions au niveau rentabilité puisque ça passait. Mais où je m'étais rendu compte que ça n'allait plus, c'était au niveau de la structure du sol. Ici, c'est vallonné et j'avais beaucoup d'érosion. C'était même devenu catastrophique puisqu'il m'était arrivé de faire un colza ou un maïs et, suite à un orage, d'amener tous mes limons en bas des champs dans les roues du tracteur et je me retrouvais avec des rochers à nu sur le haut.

Mes parents sont arrivés ici en 1962, on n'a jamais eu d'érosion à cette époque. On a commencé à faire les premiers maïs en 1968 et on a eu les premières érosions dans les années 80. Je me disais : il y a quelque chose qui m'échappe. Il ne s'agit pas de cracher dans la soupe. Si j'ai ce que j'ai aujourd'hui, c'est grâce au système intensif que j'ai appliqué à une certaine époque. A l'école d'Agriculture, c'est comme cela qu'ils nous disaient de faire. Déjà en 1995, j'ai dit: “j'arrête le maïs et je fais des luzernes”. J'étais entré en contact avec un cousin qui était en Seine-Maritime. Il était technicien et s'occupait des luzernes déshydratées. Il m'avait dit : il faudra que tu mettes 300 unités de potasse par an, que tu apporteras en deux fois. Ça marchait bien, mais au bout de quatre/cinq ans, je m'étais aperçu que mon sol devenait dur comme du béton. Quand j'ai connu la SOBAC, ça a fait « tilt ». On me présentait le produit en parlant de bactéries et de champignons dans le sol, de vie microbienne. Pour ma femme Gisèle et ma belle-fille, c'était une évidence. Il fallait qu'on adopte ce procédé alors que moi j'étais plus prudent. J'en avais tellement vu…  
A ce moment là, mon fils Bruno commençait à travailler avec un produit concurrent sur une dizaine d'hectares dans sa ferme céréalière. Il a travaillé avec eux pendant trois ou quatre ans. Et là, on s'est décidé en 2003 à faire un essai ; c'est-à-dire, avec le voisin, de traiter nos fumiers et de faire dix hectares sur des luzernes/dactyles qui étaient plantés il y a cinq ou six ans, donc en fin de cycle. On l'a épandu fin octobre 2003. A l'été 2004, on a eu une période de sécheresse et fin août, il a plu. Là, sur une parcelle de trois hectares, j'avais de la luzerne plantée en 98 qui avait disparu et elle se remettait à pousser. Ça m'a donné confiance dans le procédé. Le voisin, c'était pareil au niveau du trèfle et de la luzerne. Du coup, la deuxième année, on en a mis trente hectares et dans la foulée, on a mis tout le domaine au Bactériosol® et Bactériolit®. Avec Bruno, on travaillait ensemble, mais on avait nos deux exploitations différentes. On prenait nos décisions séparément. Quand il a vu nos résultats, il nous a dit : « c'est quand même curieux votre truc, j'aimerais bien essayer ». Il a arrêté ce qu'il faisait avec le concurrent et il s'est mis tout seul dans la démarche SOBAC. Simplement en voyant les résultats sur le domaine familial. Il n'en revenait pas. Déjà le fumier ne sentait plus rien et ça c'était important pour lui. En plus, quand il a vu sa transformation…Il a donc commencé progressivement.

En l'espace de deux ans, on a vu la terre retrouver peu à peu sa porosité. La vie microbienne est repartie, les vers de terre ont augmenté de façon exponentielle, bref, la vie est revenue. Là où il y avait de l'érosion, c'est fini. Même s'il y a des orages il n'y a plus d'emportements de terre. Mon sol est redevenu une éponge. On n'a aucune perte de rendement sans mettre d'azote, ce qui est incroyable.

Sur toutes les prairies, je mettais 350 kilos/ha de complet, et à chaque passage de bêtes, on rajoutait 100 kilos d'azote. Donc s'il y avait trois passages de bêtes sur l'année, ça faisait 300 kilos d'azote qui s'ajoutaient aux 350 kilos de complet… C'était des remorques entières d'intrants chimiques. C'était quinze tonnes à chaque fois. C'était comme ça. Aujourd'hui, avec les prairies six ou dix plantes, au bout de six ans elles sont toujours implantées de la même façon. On n'a aucune perte de rendement sans mettre d'azote, ce qui est incroyable. Et on va se retrouver à labourer ces champs là parce qu'on est dans une rotation et malheureusement on laboure des prairies en plein rendement. Ce qu'on m'a appris à l'école d'Agriculture ? C'est la pire des choses. Aujourd'hui, je suis capable de prouver que sans ou avec très peu d'azote, on peut faire le même rendement, ce que n'envisageaient même pas nos professeurs et techniciens au lycée. Dans ma ferme, tout le monde peut contrôler. Ma porte est grande ouverte. Et aujourd'hui, je suis prêt à accueillir chez moi celui qui a envie de faire différemment. Il vient voir le semis à l'automne, il vient au printemps voir comment ça se développe et il vient à la moisson. Et après, c'est à chacun de se déterminer.

Si on n'a pas la tête prête pour cette révolution, si le céréalier tenté par la démarche n'est pas prêt à 100 %, c'est foutu. Il faut oublier ce qu'on a appris et qui faisait la base de notre façon de travailler. Ce n'est pas évident de tout reprendre à zéro. A tous mes anciens techniciens avec qui j'ai des relations, j'ai dit: “Les gars, aujourd'hui je travaille différemment”. La réaction, ça a été : “Oh, tu vas pas faire ça !”. Je leur ai dit : “Suivez ce que je fais et si je me casse la gueule, vous en serez témoins”. Aujourd'hui, vous savez ce qu'ils me disent ? : “Alain, n'ébruite pas trop ton truc, pense à nous”. C'est la vérité ce que je vous dis. La Chambre d'Agriculture, ils nous prennent de haut. Vous discutez avec un technicien de la Chambre d'Agriculture, il sait tout. Il n'y a qu'eux. Déjà au départ les dés sont pipés. Je leur ai dit de venir voir sur la ferme mes résultats. J'ai réussi à en faire venir deux jusqu'ici mais ils ne viennent pas d'eux-mêmes. Alors que ça devrait quand même les intéresser.

Au départ, ce n'est pas cette idée de gagner en autonomie que j'avais en tête. C'était l'amélioration de la structure de mon sol. C'était primordial pour moi. Faire revivre mon sol, c'était ça le but. Et quand on a vu que ça marchait, on est rentré en relation beaucoup plus approfondie avec la SOBAC qui m'a expliqué les mélanges de dix plantes, l'amélioration des prairies. J'ai affiné mon approche sur l'azote. Un céréalier, il ne faut pas qu'il arrête l'azote d'un coup, il faut qu'il diminue progressivement et qu'il observe son sol. D'une parcelle à l'autre, ça peut varier énormément.

Au niveau du troupeau, il y a un point sur lequel je suis formel : l'appétence. Il n'y a plus le moindre refus.

Avec Bactériosol®, dans des passages très hétérogènes, on s'aperçoit de l'évolution des sols. Aujourd'hui, on a l'ordinateur sur la batteuse. On a beaucoup de rochers sur le domaine. On a des parcelles où on a 10 cm de terre et d'autres où on en a 80 cm. Quand on a 80 cm de terre, on a des blés à 75/80 quintaux. Dans le système Bactériosol®, on n'améliore pas ce rendement. Par contre dans les passages à 10 cm de terre, on faisait 35 quintaux et aujourd'hui dans le système Bactériosol®, on fait 55 quintaux, sans apporter ni acide phosphorique ni potasse et avec très peu d'azote. Cette année qui n'a pas été très bonne, on a une parcelle de colza qui a fait 40 quintaux et les deux autres, 36 quintaux. Je peux vous dire qu'autour, il n'y en a pas beaucoup qui ont fait ça.

Au niveau du troupeau, il y a un point sur lequel je suis formel : l'appétence. Il n'y a plus le moindre refus. Mon voisin, au moment d'épandre le fumier, il met 10-12 tonnes hectare, il laisse ses bêtes dedans sans problème. Les bêtes pâturent de la même façon. Avant, cela aurait été impossible. Les bêtes auraient refusé de pâturer là où on venait de mettre le fumier.

A partir du moment où on a fait des prairies avec des mélanges de plantes, ça a été le jour et la nuit. Notre marchand de vaches, quand il a vu nos vaches et leurs veaux dans des champs de luzerne magnifiques, il nous a dit : là, les gars, faut m'expliquer ce qui se passe car je n'ai jamais vu ça. Depuis, il est rentré dans le système Bactériosol®. Mon fils, Bruno, commençait aussi à en avoir marre du système engrais. Il voulait faire autre chose. A partir du moment où les jeunes qui s'installent sont encadrés par la Chambre d'Agriculture, par les techniciens des firmes et des coopératives, ils sont forcément influencés. Ou alors, il faut être très fort financièrement et aussi mentalement pour leur résister et savoir où vous allez. C'est à nous qui travaillons dans ce système depuis plusieurs années, d'ouvrir nos exploitations pour dire aux gens : “Venez voir”.

En 1962, quand mon père, normand, a repris cette ferme, personne n'en voulait. Elle avait été à louer et à vendre pendant trois ans. Aujourd'hui quand les gens viennent visiter, ils me disent : mais vous avez la meilleure ferme du pays… Ce n'est pas la meilleure. Les rochers sont toujours rochers mais voilà, ça marche.

Nous n'avons plus les mains liées comme avant. Nous sommes paysans, comme l'étaient nos grands-parents. »

Bruno s'installe à table : « J'étais beaucoup plus sensibilisé au niveau des cultures puisque j'étais sur une ferme céréalière. J'en avais assez de bombarder des engrais, des fongicides, des désherbants, aussi bien pour la santé de la terre que pour la mienne. Je m'étais lancé avec un produit différent mais au bout de trois ans, je n'avais toujours pas vu ce que ça avait apporté. Quand je venais sur la ferme familiale, je voyais les changements. D'abord au niveau des luzernes car implanter des luzernes sans inoculum c'était impossible sur ces terres acides. Et là, on est capable de le faire. J'ai démarré en 2006 en Bactériosol® sur trente hectares. Dès la première année, on voit qu'il y a quelque chose au niveau de la vie microbienne. Surtout au niveau de la structure de la terre. J'ai des terres limoneuses et au niveau du travail du mulch, c'était impressionnant. Aujourd'hui, je suis à 80 % en Bactériosol®. Après cinq ans, c'est sûr que je ne repartirai pas dans l'autre sens. Je ne supporterai plus les contraintes de la coopérative. En plus, maintenant je veux travailler avec des couverts végétaux, donc c'est un ensemble qui marche bien. Travailler comme on le fait maintenant, c'est une autre vie. Nous n'avons plus les mains liées comme avant. Nous sommes paysans, comme l'étaient nos grands-parents.Il faut attendre cinq ans pour faire un vrai bilan. C'est maintenant que nous gagnons de l'argent. Aujourd'hui, quand je vois l'herbe et les luzernes qui poussent, c'est ce qui m'épate le plus. Les variétés de blé hybride qu'on sème, on les sème à 80 pieds alors que logiquement on sème entre 180 et 250. Et puis, à l'arrivée, on est à 800 épis au m2, ce qui nous a permis d'économiser de la semence, des fongicides parce qu'un blé qui est clair au départ est moins sujet aux maladies. Quand on ne met pas de fongicides et qu'on fait 65 quintaux, on est dans le bon sens quand même, non ? »

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“ En l'espace de deux ans, on a vu la terre retrouver peu à peu sa porosité. La vie microbienne est repartie, les vers de terre ont augmenté de façon exponentielle, bref, la vie est revenue. Là où il y avait de l'érosion, c'est fini. ”

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