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BRETAGNE - Côtes d'Armor
Témoignage de Jean-Michel Gaude
Jean-Michel Gaude
à Saint-Ygeaux
Aviculteur
Deux poulaillers de 1000m2
Deux poulaillers de 1200m2
Deux gîtes ruraux
“ Nous sommes en train de rÉhabiliter une profession ”

« Ti tad koz », « la maison du grand-père », c'est le nom en breton des deux gîtes ruraux que Michèle et Jean-Michel Gaude ont ouvert au début des années 2000 sur les lieux de leur exploitation agricole dans la maison paysanne familiale du XVIIème siècle. Une ouverture sur le monde pour ce couple d'amoureux des vieilles pierres qui sont également à la tête d'une exploitation avicole de premier ordre. C'est ici, à Saint- Ygeaux, au fin fond de la Haute-Cornouaille, qu'en 79 Jean-Michel Gaude a décidé de s'installer après son BTS agricole quand le président de son club de foot qui était dans la volaille, lui a dit qu'un petit abattoir du coin cherchait des poulaillers. Récit.

« Quand j'ai démarré avec mon BTS, je me suis dit : on est les cadors. En 78, c'était un bon niveau. Sur mes deux premiers lots de volailles, j'ai pris deux claques. C'était le premier avertissement pour me faire comprendre que c'était de la matière vivante, qu'il fallait rester humble et bosser. C'était l'époque du développement avicole et porcin. Le leitmotiv était : « Poussez les murs les gars, produisez ! ». Vingt ans après, c'est incroyable de voir toutes les bêtises qu'on a pu faire, à l'insu de notre plein gré. De 82 à 95, j'ai fait du légume. Je labourais la terre à l'automne pour mettre des épinards, sur dix hectares. On mettait 20 tonnes de fumier de volailles à l'hectare et on rajoutait 120 unités d'azote ! Jusqu'au jour où j'ai vu que le sillon ne tenait plus. La terre s'écroulait. Je me suis dit, il y a quelque chose qui ne va pas. J'ai arrêté les légumes. J'avais la pression à l'époque : des poulaillers à payer, une maison, la banque aux trousses. Au milieu des années 90, j'ai commencé à prendre conscience de tout ce qui n'allait pas. Qu'est ce que je fais de mon fumier ? Il y avait bien des techniques de compostage, mais elles étaient trop gourmandes en énergies fossiles, en temps de travail. C'étaient des stratégies d'évitement. Je voyais la dérive des coopératives et je me suis tourné vers le groupement d'achat de producteurs à Loudéac. En 96, ils ont fait une réunion à laquelle était invité un certain M. Marcel Mézy qui était venu avec des producteurs de l'Aveyron. Je suis un électron libre, la pensée unique ne me va pas du tout. Et là, le discours de Marcel Mézy m'a beaucoup plu. Je me suis dit : il y a quelque chose derrière ça. Et puis il y avait une productrice de brebis qui avait pris la parole. Ce n'était pas une communicante mais on sentait quelques mots clés dans son discours, comme l'autonomie par exemple.

“Comment on va faire pour expliquer ce virage à 180° ?”

Le Bactériolit®, c'est l'ensemencement des litières par un complexe de micro-organismes, et l'idée m'a séduit. Au niveau du fumier, on a tout de suite vu que ça marchait. Vous vous rendez compte, mettre un produit dans un fumier sans retournement et après vous n'avez plus qu'à regarder ! C'était quand même la première fois qu'on n'avait pas un boulot supplémentaire. Et en plus, on le bonifiait puisqu'on gardait l'azote. Plus d'ammoniac dans le poulailler et au bout du compte on a un produit qui est un compost, qui a sa norme NFU, qui est bien cadré et qui est commercialisable. En plus on n'use pas d'énergies fossiles pour le faire et il est utilisable en agriculture biologique. Le 28 avril 2006, on s'est réunis ici avec le responsable environnement de la Chambre d'Agriculture. On lui a expliqué comment avec ce produit, on ensemençait les lisiers et fumiers et que l'azote ne partait plus dans l'air pas plus que dans l'eau puisqu'il était sous forme organique. Il n'irait plus que pour la plante. On leur donnait la solution au problème mais ce Monsieur m'a dit : « Ecoute, Jean-Michel, on dit depuis dix ans aux gens de retourner leurs fumiers afin de balancer de l'azote et toi tu dis de le garder. Comment on va faire pour expliquer ce virage à 180° ? ».

“J'ai une ligne de conduite et maintenant c'est à moi de la transmettre à tous ces gens”.

Maintenant il y a des gars qui prennent mon fumier et qui me demandent de mettre du Bactériolit® dedans. Mais ça a mis quatre ans quand même à venir. Parce que derrière il n'y a pas l'armada de l'agro-alimentaire et de ses conseillers en tous genres. Et puis, il y a encore des gens qui n'ont pas beaucoup de formation, qui lisent peu, qui n'ont pas forcément la capacité d' analyse. Pour qu'ils rentrent dans un concept comme le nôtre il faut qu'ils soient en confiance. J'ai une ligne de conduite et maintenant c'est à moi de la transmettre à tous ces gens.

J'ai 1000 tonnes de fumier à traiter par an. C'est quand même 20 000 euros d'économie par rapport à un système de compostage traditionnel. 20 000 euros, je me baisse encore pour les ramasser… Par contre le système de compostage traditionnel fait vivre des artisans puisqu'on coule du béton, qu'on fait des hangars pour stocker le fumier. Alors qu'ici, il n'y a besoin de rien puisque le fumier on le laisse à l'extérieur.

“C'est difficile de passer d'un cadre extrêmement intensifà quelque chose qui respecte l'environnement”.

Ça avance lentement. Mais maintenant qu'Itavi (l'Institut Technique de l'Aviculture) a établi le rôle positif de Bactériosol® et Bactériolit®, on va avancer. C'est difficile de passer d'un cadre extrêmement intensif à quelque chose qui respecte l'environnement. Les gens ont besoin de transition. Dans la politique environnementale, il y a l'économique, l'environnemental et le social. Si on oublie l'économique, on est vite balayé et personne ne nous aidera. Ma grande frustration c'est qu'on fait la démonstration que ça marche mais nous n'avons pas la puissance politique derrière.

“En 1996, sur mon étang, j'avais des algues vertes comme à Plestin les Grèves”.

Le fait de pouvoir transformer nos fumiers en compost c'est quand même une sacrée victoire parce que derrière on va faire de l'agronomie. Intellectuellement, je reviens trente ans en arrière. Je suis tellement mieux dans ma tête.

Le tourisme nous a ouvert sur le monde et aujourd'hui, nous sommes fiers de faire visiter notre exploitation. En 1996, sur mon étang, j'avais des algues vertes comme à Plestin les Grèves. J'ai commencé par faire analyser l'eau : il y avait 120 mg de nitrates dans l'étang. On a fait une bande enherbée de 25 mètres au dessus. J'ai décidé d'arrêter les légumes, c'était le début de ma prise de conscience. Trois ans plus tard, plus d'algues vertes et 70 mg d'azote. Six ans plus tard, 35 mg. Il faut savoir faire son mea culpa.

Grâce à la Sobac, aujourd'hui je n'utilise plus d'amendements, plus de carbonate, plus de chaux. Nous sommes déjà dans les normes pour l'environnement qui vont sortir dans trois ou quatre ans. Nous sommes en train de réhabiliter une profession et cette démarche, forcément, elle s'imposera un jour ou l'autre. Mais il y a urgence… »
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