SOBAC, concept bactériosol - Bactériolit. Pour la Terre, pour longtemps.www.bacteriosol-sobac.com - EnglishAccueilLes produitsAvantages pour l'exploitantRésultats d'expérimentationsTémoignagesActualitéPresse Documentation
PAYS DE LA LOIRE - Maine et Loire
Témoignage d'Hugues Lemesle
Hugues Lemesle 35 ans
à La Poueze
120 hectares dont 90 d'herbe, 10 de maïs et 20 en céréales
85 vaches limousines
“ L'autonomie, c'est le nerf de la guerre ”

« C'est papa qui a commencé avec la Sobac en 95. Il avait connu l'entreprise sur des concours limousins, à Baraqueville dans l'Aveyron. Moi, j'avais fait un stage chez Daniel Coutant en 2001, qui est un des plus anciens utilisateurs du procédé sur le secteur. Nous avions constaté que nous produisions beaucoup de fumier et que nous le retrouvions mal dégradé dans le sol. On le mettait avant les maïs et quand on retournait le sol avant de mettre du blé ou d'autres céréales, on retrouvait le fumier qui était mal décomposé. Mon père était ouvert à tout, il regardait tout ce qui se faisait. En limousines, il a été un précurseur dans le coin. Moi, à 20 ans, je trouvais ça intéressant de voir mon père travailler autrement. C'était tellement différent de ce qu'on apprenait à l'école d'agriculture ou j'ai fait un BTA puis un BTS.

Quand on est tombé dans les années de sécheresse, on a fait les premières constatations. On avait des maïs qui n'étaient pas forcément plus hauts que les autres mais ils séchaient moins vite. A date de semis égale, on ensilait après les voisins. Quand on s'est mis au Bactériosol®/ Bactériolit® sur l'ensemble de l'exploitation, on a utilisé beaucoup moins d'azote et d'engrais. On est passé de 20 tonnes à 6 tonnes d'azote. On a aussi incorporé plus de méteils grains et de méteils ensilage. On travaille avec moins d'azote et moins de phytos, ce qui entre dans ma philosophie générale qui est de mettre de moins en moins d'intrants et aussi de faire attention à l'environnement. Je pense au passage en bio mais c'est plus l'aspect temps de travail et le manque de solutions de rattrapage en cas de coup dur qui m'embêtent.

Ça bouge autour de nous. Je sens qu'ils sont de plus en plus nombreux à faire attention aux phytos, aux engrais chimiques. Ils y viennent parce qu'ils sont un peu contraints et forcés par la réglementation. Et puis le prix de l'azote est tellement élevé...

Nous, au départ, notre réflexion a plutôt été agronomique et environnementale. Aujourd'hui je n'arrêterais pour rien au monde le Bactériolit®. J'ai le sentiment qu'on a quand même bien travaillé sur la valorisation des fourrages par le travail des sols, grâce au fumier traité.

Aujourd'hui, l'autonomie c'est le nerf de la guerre. Il faut produire un maximum sans acheter à l'extérieur. Avec les méteils, ça fait deux ans qu'on passe bien le cap malgré la sécheresse. Cette année, je vais juste acheter de la paille pour faire tampon. Le méteil, ça fait du rendement et ça convient parfaitement au troupeau. Les techniciens cultures, j'en vois de moins en moins et ça m'arrange bien. Eux, ils veulent faire du chiffre d'affaire et c'est tout. Si vous allez avec eux voir l'état du sol sur une parcelle de blé où il y a des trous, ils vont dire que c'est le pH qui est descendu et ils vont vous dire de ramener de la chaux. Je leur ai dit qu'on avait eu des taupins à la levée mais pour eux ce n'est pas ça. Ils trouvent toujours une solution pour revendre quelque chose derrière. Heureusement, les mentalités évoluent au niveau des Chambres d'Agriculture.

C'est enrichissant les rendez-vous mis sur pied par la Sobac entre utilisateurs. Ça permet d'échanger, de se rassurer quelquefois. J'ai retrouvé le sens de l'observation mais j'ai encore des progrès à faire. Et le fait de côtoyer des gens qui l'ont plus que moi, ça m'aide. C'est en échangeant qu'on s'enrichit. Autour de moi, les gens sont curieux. Quand on parle du méteil, je n'ai pas besoin de leur dire où est la parcelle. Ils le savent. Même chose pour la fèverole, ils voulaient savoir ce que j'avais fait et pourquoi ? J'ai des voisins qui font de plus en plus attention à ce qu'ils mettent comme intrants chimiques. En diminuant les phytos, en étant moins tributaire du prix de l'azote, on réduit le coût à l'hectare. Ce qu'on recherche avant tout, c'est la marge. Je me sens plus à l'aise, je me sens mieux de travailler comme ça plutôt que passer mon temps sur le distributeur d'engrais parce que le blé manque de ci ou de ça. C'est important de produire le plus naturellement possible, en respectant la nature, sans chercher à faire des rendements à n'importe quel coût, en se respectant soi-même. Quand pour les phytos, il faut mettre le masque pour aller sur les parcelles, moi ça me dérange. C'est dans ces moments-là que je me dis : Pourquoi n'irais-je pas jusqu'au bio ? Mais j'en reviens toujours aux contraintes ».

ÉLEVEURS BOVINS ALLAITANTS





“ Je me sens plus à l'aise, je me sens mieux de travailler comme ça plutôt que passer mon temps sur le distributeur d'engrais parce que le blé manque de ci ou de ça. ”