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POITOU-CHARENTES Charente-Maritime
Témoignage de Jean-Patrice Mandin
Jean-Patrice Mandin, 45 ans
Earl de Villeneuve à Yves
190 ha dont 120 ha de céréales et 70 ha de prairies
200 chèvres de race Saanen
120 bovins viande en majorité de race charolaise
Installé depuis 1988
“ Sur le chemin de l'autonomie fourragère ”

Jean-Patrice Mandin n'est pas prêt d'oublier ce 27 février 2010, quand la tempête Xynthia a déferlé sur la région. La quasi-totalité de ses terres a été recouverte par l'eau salée. Une catastrophe dont il panse encore les plaies sur son exploitation quadrillée de canaux au milieu du marais de Rochefort-Nord.

« La première fois que j'ai entendu parler de la Sobac, c'était il y a deux ans, à la foire caprine de Niort. J'étais déjà dans une démarche raisonnable. Cela faisait deux ans que je n'avais pas fait de fongicide sur les blés. Je ne passe pas systématiquement, je fais confiance à mes sensations. Je suis beaucoup plus patient que beaucoup de mes collègues. Et la Sobac m'a réappris la patience.

J'ai commencé par le Bactériolit® pour mes litières. ça n'a pas été immédiat mais maintenant je vois l'efficacité. Et puis l'année suivante, nous avons eu la tempête Xynthia et 80% de mes terres ont été recouvertes d'eau de mer. Avec la Sobac, on a décidé de faire des tests sur mes parcelles pour évacuer le sel. D'autres tests ont été mis en place vers Marans. ça m'a conforté dans l'idée que j'avais fait le bon choix. Je ne sais pas si le Bactériosol® peut, à lui seul, éliminer tout le sel mais il va restructurer mon sol, améliorer sa porosité. Cet hiver, aux endroits où les tests ont été faits, le terrain était déjà beaucoup plus souple qu'à côté. C'est d'abord l'aspect économique qui m'a fait envisager de changer ma façon de travailler. Au niveau environnemental, je ne suis pas écolo mais j'ai conscience qu'il faut quand même faire attention à ce qu'on fait. Cela fera trois ans au mois de novembre que j'ai commencé à traiter mes fumiers. La première chose qu'on remarque, c'est la facilité d'épandage. Le fumier évolue beaucoup plus vite. Et puis il y a une meilleure ambiance dans les stabulations avec beaucoup moins d'ammoniac.

Le Bactériosol®, j'y suis venu après la tempête mais je pense qu'il faut attendre encore pour voir les résultats définitifs. J'espère que j'ai pris un peu d'avance sur les autres, l'avenir nous l'apprendra. L'important aujourd'hui c'est de gagner en autonomie notamment au niveau des fourrages. C'est dans cette optique que je me suis mis à faire du méteil grain et ensilage. Le but c'est de faire des économies substantielles d'aliments pour les animaux. Je vais essayer de produire un maximum pour la consommation de mes bêtes. Il faut déjà que je réduise mes achats extérieurs au niveau des aliments secs pour les chèvres.

Cette année, je suis quand même agréablement surpris par la quantité et la qualité du fourrage produit. Là, on tourne à dix tonnes de matière sèche à l'hectare. C'est une très bonne surprise.

C'est d'autant plus surprenant que c'est long à démarrer. Il faut réapprendre la patience. Dans le coin, ici, ça ne bouge pas. Moi, j'aime bien essayer des choses nouvelles, je n'aime pas la sensation d'être à l'arrêt. Il faut aller de l'avant et avec les résultats d'analyses que j'ai au niveau de la qualité de ma production, c'est vrai que j'ai le sentiment d'être sur le chemin de l'autonomie fourragère. Je ne suis pas pressé comme certains. Quand on ensile, je passe toujours en dernier...Mais je vois les autres, il faudrait qu'ils changent. C'est une autre façon de travailler.

En fait, celui qui pourrait bien parler des différences qu'il y a d'une exploitation à l'autre, c'est la personne qui est sur l'ensileuse. Il a bien vu cette année qu'il n'y a que «chez nous qu'il y avait de l'herbe ». Chez nous, il passait à 7 km/heure et chez le voisin il était à 10-12 km/heure. Ça montre la densité du fourrage.

C'était trop intensif ces dernières années. Il faut faire travailler nos sols, les faire évoluer et arrêter de les épuiser. Avec les méteils j'ai déjà le sentiment de faire des économies et je sais que quand tout va être mis en place je vais être gagnant. On va attaquer maintenant la mise en place de prairies dix plantes sur 5/6 hectares. Après tout ce qu'on vient de vivre, je
commence quand même à reprendre confiance ».

ÉLEVEURS CAPRINS
ÉLEVEURS BOVINS ALLAITANTS





“ Avec les méteils j'ai déjà le sentiment de faire des économies et je sais que quand tout va être mis en place je vais être gagnant. ”