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AUVERGNE - Allier
Témoignage de Dominique Marchal, EARL la Régie
EARL la Régie,
Dominique Marchal, 44 ans
à Gannay sur Loire
60 ha dont 10 ha de cultures légumières (asperges, melons) et le reste en céréales (blé, colza, orge), a succédé à son père il y a 11 ans
“ Au niveau du goût des melons,
l'amélioration a été flagrante ”

Dominique Marchal est un homme curieux de tout. Avant de revenir dans sa Sologne Bourbonnaise pour succéder à son père Jacques, 67 ans aujourd'hui, il a fait un vrai tour de France professionnel en tant que salarié agricole. Issoire dans le maïs et la betterave, les Landes dans les carottes et le maïs, c'est finalement dans la région de Béziers qu'il découvrira la culture de l'asperge et du melon. Adepte du Bactériosol® depuis son installation, aujourd'hui, ce sont ces deux produits phares avec le label Bio qu'il propose chaque semaine sur plus d'une douzaine de marchés de la région. Président au niveau national d'un groupement de 80 producteurs d'asperges, il est un précieux ambassadeur du concept SOBAC.

« Il y a douze ans, mon père avait rencontré Raymond Fabre, un des co-gérants de la SOBAC. Ils avaient discuté et il s'était dit : Pourquoi pas ? Mon père a toujours eu conscience qu'il y avait moyen d'améliorer les choses. L'année suivante, quand je me suis installé, j'ai dit à mon père qu'on allait essayer. Je voulais qu'on fasse une partie en Bactériosol® et l'autre en conventionnel. Je voulais voir des résultats avec analyses de terre, être sûr que ma terre ne s'appauvrisse pas. En 2003, nous avons donc fait moitié-moitié et en 2005 nous étions à 100% en Bactériosol®. Je disais à mon père, qui était d'ailleurs entièrement d'accord avec moi : « On ne va pas en rester là, il faut qu'on persévère. Il faut avancer dans la vie ». La plus nette amélioration, je l'ai constatée quand je suis passé en bio, il y a trois ans. Le plus spectaculaire, ça a été au niveau de la structure du sol. L'amélioration a été fulgurante dès la première année. Je suis persuadé que ce processus fonctionne d'autant mieux qu'il n'y a pas de pesticide et autre produit phytosanitaire.

En plus, j'ai tout de suite apprécié la simplification dans le travail. Je pouvais faire tous les apports en une seule fois pour toute la saison. Je me suis très vite rendu compte que la vie microbienne reprenait le dessus. Il y a des endroits sur l'exploitation où l'eau stagnait, été comme hiver. Avec le passage en Bactériosol® et l'arrêt conjugué des pesticides et autres produits, ça a été fini.

Avant, je décompactais tous les ans et l'eau restait. Là, ça fait trois ans que je n'ai plus décompacté et il n'y a plus d'eau. Ça veut dire que la terre a retrouvé sa vraie nature, toute sa souplesse. Le plus spectaculaire, ça a été au niveau de la structure du sol. L'amélioration a été fulgurante dès la première année.

La moitié de mon chiffre d'affaires se fait en vente directe soit ici sur l'exploitation, soit sur les marchés. J'ai des vendeurs et nous faisons entre 12 et 15 marchés par semaine. Avant mon passage en Bio, les clients me posaient beaucoup de questions. En fait, la crise de la vache folle a provoqué une prise de conscience chez le consommateur. Il y a encore 5-6 ans, je leur disais qu'être bio en asperges, c'était de l'utopie. Je pensais que les produits phytosanitaires étaient indispensables. Et en fait, on les a remplacés par des méthodes différentes. Nous sommes 80 producteurs regroupés en France et nous sommes suivis par un technicien qui suit 23% de la production mondiale d'asperges. C'est « Monsieur Asperges Monde »… Il nous a aidés à produire le plus naturellement possible, du fait qu'on travaillait avec Bactériosol®, le pas a été beaucoup plus facile à franchir que pour certains, surtout pour les melons.

C'est grâce à mes clients que j'ai eu cette prise de conscience et je crois que si je n'étais pas passé en bio, j'aurais eu plus de mal à réaliser à quel point le Bactériosol® était bon. J'ai toujours été au top en asperges. Les clients les ont toujours trouvées excellentes. Mais au niveau du goût des melons, l'amélioration a été flagrante. Même chose au niveau de la conservation.

Pour convaincre un maximum de producteurs du bien-fondé de notre démarche, le chemin est encore long et semé d'embûches. Les techniciens des coopératives ont trop à perdre. Vous leur prenez leur pain… Mais bon, ça évolue. Il y a deux ans, le responsable de la coop, qui était à l'école avec moi m'a dit entre quatre yeux  : je pense quand même que c'est l'avenir. C'est une belle victoire, ça fait plaisir. Mais il ne peut pas le dire ouvertement. Il a encore trop à gagner avec les engrais.

Quant aux agriculteurs du coin, il y a beaucoup de jalousie. Je sais que quand j'ai repris l'exploitation familiale, nombreux sont ceux qui ne me donnaient pas deux ans avant que je mette la clé sous le paillasson.

J'ai fait ma première journée « Portes ouvertes » en avril dernier. J'étais content de montrer ce que je faisais. Deux cents personnes qui étaient très, très intéressées sont venues. Ils n'ont pas cessé de me poser des questions pendant toute la journée. Je n'en revenais pas. Il n'y a rien de plus gratifiant que de pouvoir apporter une réponse à ses clients. Dans toutes les questions, il y avait le souci de la santé. J'étais fier de leur dire comment je travaillais. Ce jour-là, j'ai pris conscience que je ne travaillais pas pour rien, qu'il y avait des gens qui étaient à l'écoute.

L'an dernier, je suis allé à une journée « Portes Ouvertes » dans la région de Nantes chez un producteur qui travaille avec le procédé SOBAC. C'est ce jour-là que j'ai eu le sentiment d'appartenir à une même et grande famille. Nous sommes tous dans une même logique. Nous avons un regard nouveau sur notre terre. En travaillant comme je le fais, je la sens vivante. Il faut être plus proche de sa terre, plus vigilant qu'avant. Il faut aussi être encore plus fin technicien. Si je devais convaincre quelqu'un de passer en Bactériosol®-Bactériolit®, je resterais très terre-à-terre, c'est le cas de le dire. Je l'emmènerais sur le terrain voir des choses qu'il ne connaît pas. Pour le convaincre je lui ferais voir un profil de sol d'une terre traitée avec Bactériosol® et un profil en traditionnel. Quand il verrait la vie qu'il y a d'un côté par rapport à l'autre, quand il verrait la différence au niveau de la structure des sols, il n'y aurait même pas besoin de faire d'autres commentaires. C'est tellement parlant ».

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