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CENTRE - Indre
Témoignage de Jerôme Merlet, ESAT La Ferme d'Azé
ESAT La Ferme d'Azé à Pouligny Saint-Pierre
Jerôme Merlet, éducateur (partie élevage) 31 ans
150 ha dont 130 ha d'herbe,
20 ha de cultures (maïs irrigué, avoine, blé, pois, orge) 80 vaches allaitantes charolaises
“ Imaginer, c'est ce qui nous manque souvent ”

Nous sommes aux portes du parc naturel de la Brenne. La Ferme d'Azé est en schéma de sélection, 80 % des animaux (dans les meilleures années) sont valorisés vers l'élevage et les 20 % qui restent vont vers la boucherie. L'autre particularité de l'exploitation, c'est qu'elle est un ESAT et qu'elle accueille des personnes qui ont des problèmes d'insertion. La Ferme d'Azé fait partie d'une association Loi 1901 et il y a quotidiennement entre cinq et neuf travailleurs sur le site de la ferme avec, en plus, trois encadrants.



« C'est François Maréchal, un collègue éleveur Charolais du côté de La Châtre qui, à l'occasion d'un transport d'animaux que nous faisions ensemble, m'avait parlé de ce procédé Sobac. Ça m'a tout de suite mis la puce à l'oreille. Il m'avait dit : « j'avais des parcelles qui étaient pleines de joncs, enquiquinantes, pas faciles à travailler, pas de quantité en herbage etc. Quand j'ai commencé à mettre du Bactériosol®, j'ai vu assez vite la quantité de joncs diminuer ». J'ai pensé à une de nos parcelles envahie de rumex et je me suis dit : pourquoi ne pas essayer ? Ce serait un moyen de changer notre façon de faire. C'était il y a cinq ans. Et puis, à l'époque, il y avait aussi la volatilité des prix de l'engrais.

Ce qui a primé, c'était quand même l'idée de ne plus être dépendants des prix de l'engrais.

Nous sommes un atelier sur un ensemble au sein de l'ESAT qui en compte huit et j'ai des comptes à rendre. Mon idée, c'était de travailler en bandes, en essais. Sur une prairie de 6 ha on faisait 3 ha au Bactério avec une même conduite de culture pour l'ensemble. Et puis, il y a eu l'intérêt du Bactériolit®, parce que nous, en fumier, on n'en a jamais assez. Donc on s'est dit : comment le valoriser au mieux ? On a vite compris qu'avec le Bactériolit®, on pouvait en mettre moins mais avec des effets plus importants. Bien que travaillant beaucoup sur le préventif avec notre troupeau, on trouvait qu'on avait des litières relativement humides. Dès le premier hiver, l'ambiance avait changé dans les stabus : odeur agréable et litières largement plus sèches. Et à chaque fois qu'on sortait les fumiers, il n'y avait plus d'odeur. Un des témoignages qui a été flagrant, c'est la propriétaire qui habite en face et qui ne se rendait même plus compte quand on sortait les fumiers.

Avec le Bactériosol®, la première année, ce n'était pas évident d'y voir de grandes différences. Nous avons la particularité de le mettre au mois d'avril alors que la plupart le déposent à l'automne et au bout de deux ans, ça a été assez marquant. Nous sommes sur des terres assez hétérogènes, argilo-calcaires avec des veines de sable entre autres, et l'on s'est rendus compte que c'était beaucoup mieux pâturé, largement moins de refus et des parcelles bien plus régulières. Maintenant, avec un peu plus de recul, je dirais qu'on a beaucoup plus de légumineuses. Sur des parcelles qui ont trois ans de Bactériosol®, on a beaucoup plus de trèfle, de minette, des éléments qui mettent en valeur la prairie. Nous, c'est vrai que nous avons du monde pour travailler ; nous privilégions donc le préventif. Par exemple, le Bactériolit®, nous en mettons tous les matins sur les litières.

Ils ont eu des tomates jusqu'au mois de décembre avec beaucoup moins de maladies et d'interventions.

Il y a une dizaine d'années, je sortais de mes études agricoles. Nous n'étions pas encore très sensibles à ces problèmes au niveau de l'enseignement, mais l'environnement était déjà pour moi une donnée importante. Nous sommes dans un Parc Naturel Régional et le système, on en a vu les limites. Nous sommes sur une grosse nappe phréatique et il y a au-dessus des cultures de maïs irrigué depuis 20/25 ans et quand ils prélèvent de l'eau pour des analyses, ce n'est pas terrible… Il y a des traces d'atrazine. Tout ça donne à réfléchir. Nous étions donc assez sensibles à tout ça, nous ne sommes pas bourrins du « désherbant d'avance » et donc naturellement nous sommes arrivés au Bactériosol® et Bactériolit® sans se faire violence.
A l'intérieur de l'ESAT, il y a l'atelier maraîchage. Ils ont fait des essais dans leurs serres sur une mise en place de culture de mâche. Ils ont noté beaucoup moins de pourrissement et d'interventions pour protéger la feuille. La deuxième année, ils ont fait des essais dans deux serres de tomates, une menée conventionnellement, l'autre au Bactério. Ils ont eu des tomates jusqu'au mois de décembre avec beaucoup moins de maladies et d'interventions. Les jeunes générations sont tentées par le procédé Sobac, mais c'est vrai que ceux qui ont toujours travaillé avec les amendements minéraux continuent de comparer ça à de la poudre de perlimpinpin. Bien sûr qu'il y a le formatage institutionnel qui est important mais nous, nous avons la chance d'avoir été formés à prendre un peu de recul sur nos actions.
La génération qui nous précède a tellement été dans un système où il fallait produire à outrance sans se poser de questions, faire des quintaux, des rendements, qu'aujourd'hui tout changement leur fait peur. J'avais été extrêmement marqué par M. Raymond Fabre (co-gérant de la Sobac) quand il m'avait comparé les engrais à la perfusion chez l'homme. J'ai la chance d'être issu du tissu rural et j'ai toujours voulu manger terroir : les légumes du jardin, la vache du père. Mon père était aussi dans l'agriculture et il s'était rapproché du bio à travers la valorisation du chou, de la betterave. Pas de maïs mais des plantes plus saines à mon goût.
Je parle autour de moi de ma façon de travailler, je dis que je n'ai pas de baisse de rendements, j'insiste sur la qualité des prairies, mais je crois que dans notre Brenne, on est encore à la recherche de la quantité. On n'est pas dans des terres à fort potentiel, ils savent qu'ils ne peuvent pas forcément optimiser leurs terres. Si je leur dis : essayez ça, vous verrez vos bêtes seront en meilleur état, vos prairies seront mieux valorisées parce mieux pâturées, plus résistantes à la sécheresse, c'est trop difficile à leur faire croire. Je pense que cette évolution des mentalités reste encore liée à des démarches personnelles. De toute façon, ne nous voilons pas la face, nous ne sommes pas dans un système qui tend vers ça. Beaucoup ici sont encore dans une logique expansionniste. Il faut dépasser cette approche.
Il faut qu'on dise aux gens : « Regardez ce qu'on fait, est-ce que vous ne croyez pas qu'on se rapproche de quelque chose d'un peu plus raisonné, équilibré ? ». Je ne sais pas aujourd'hui ce qu'on veut faire de l'élevage français. On consomme 12-13 millions de tonnes de viande et il y en 3-4 millions qui viennent des pays tiers. Alors qu'on est capable de produire cette viande-là. Quand j'étais à l'école, on nous disait que dans les années 2000, il resterait 5-600 000 agriculteurs en France. On n'est plus que 350 000. Qu'est ce qu'on veut faire de notre agriculture ?

Oui, j'ai le sentiment que nous sommes en avance et je me dis qu'on aura sûrement moins de mal à s'adapter.

Je n'ai jamais considéré la terre comme un simple support mais comme un élément à part entière. Il faut y faire autant attention qu'aux animaux. On gère mieux nos terres. On garde les animaux un peu plus longtemps en bâtiment au printemps, on les rentre un peu plus tôt à l'automne pour éviter d'abîmer les prairies. S'il n'y a pas ce qu'il faut dans nos prairies, ça rejaillira sur les vaches. On se pose la question de faire des méteils pour assurer nos stocks. On s'est remis à faire de la luzerne. On va peut-être diminuer le maïs pour éviter l'irrigation et faire un sorgo fourrager pour essayer de travailler autre chose. Il y a quatre cinq ans, on s'est mis à faire du pois pour avoir une protéine sur l'exploitation, l'an dernier on a travaillé avec une coop de la Vienne pour avoir des tourteaux de colza. On essaie d'évoluer, de comprendre, d'imaginer. Oui, c'est ça, imaginer c'est ce qui nous manque souvent, peut être faute de temps. De toute façon, qu'est ce qui coûte le moins cher ? C'est une prairie bien valorisée avec d'un côté une graminée de qualité et de l'autre une légumineuse capable d'apporter la protéine pour faire pisser le lait. On doit revenir à des techniques un peu plus mesurées. J'ai deux collègues à peu près du même âge que moi et nous allons dans le même sens concernant le Bactério. Pour l'instant, nous sommes satisfaits par rapport à ce qu'on en attendait. Les coopératives, elles disent que c'est de la merde ce produit. Je comprends les enjeux : si jamais on n'utilise plus d'ammonitrate qui vient d'Ukraine ou du port de Saint Nazaire, si tout le monde se met au Bactério, vous imaginez le manque à gagner pour ces coopératives ? Je ne suis pas atteint par ce genre de discours. La Chambre d'Agriculture de l'Indre, c'est pareil. Elle ne s'intéresse pas trop à ce qui se fait ailleurs. Ils ne devraient pas casser comme ça. Ce n'est pas comme ça que l'on construit l'agriculture de demain.

Pour revenir au lait, car c'est le summum au niveau technique, avec la Prim' Holstein, les laitiers ont essayé d'optimiser à fond, mais, sur leurs prairies, il n'y avait plus un brin d'herbe à la fin. Ce n'est pas comme ça que je conçois mes prairies. Quand je fais mon foin, j'aime bien sentir cette odeur si caractéristique, si ancestrale. On est à 90 hectares de prairies en Bactério. Après c'est plus une question de budget et de planification dans le temps.

Un ancien me disait cette phrase : on devient agriculteur, mais on naît éleveur. Je crois qu'il a raison. Si on veut être à l'écoute aussi bien de son troupeau, de sa terre que de ce qui se passe autour de nous, c'est un travail de chaque instant. Un éleveur, aujourd'hui, dans notre système allaitant, s'il n'est pas attentif à ce qui se passe autour de lui, je ne sais pas s'il fera de vieux os. Il faut sentir les choses parce qu'autrement ça devient l'usine, on entasse et ça ne sert à rien ».


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“ Ce qui a primé, c'était quand même l'idée de ne plus être dépendants des prix de l'engrais. ”

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