







Frédéric Porchez est vétérinaire à
Laguiole (Aveyron) et nous livre les
constations qu' il a pu faire chez les
éleveurs bovins qu'il visite maintenant
depuis quinze ans sur le plateau de
l'Aubrac. Un témoignage riche en
enseignements de la part d'un professionnel
dont l'impartialité ne peut
être mise en doute.
Frédéric Porchez : C'est d'abord l'ambiance dans les étables qui m'a interpellé. Déjà au niveau de l'odeur : il y a des étables où l'odeur d'ammoniac est insupportable. Chez les éleveurs qui utilisent Bactériolit® dans les fosses et directement aussi dans les étables, toute la matière produite est beaucoup plus asséchée. Du coup l'ambiance est nettement meilleure, plus du tout agressive. Ça sent le foin, ça ne pique pas les yeux. La concentration en ammoniac est énormément réduite par rapport aux étables classiques. Par exemple, dans les parcs à veaux paillés, avec du Bactériolit® les éleveurs réduisent les émanations d'urine, la concentration d'ammoniac et donc la qualité de l'air est nettement meilleure. Si le vétérinaire se rend compte de la différence, c'est la même chose pour les bêtes.
Le fumier traité au Bactériolit® est-il différent du fumier traditionnel ?F.P. : Ils le disent tous. Au niveau de la qualité du fumier, il n'y a pas photo. Il est plus élaboré, il se transforme plus vite. Il y a moins d'écoulements. Je l'ai surtout remarqué dans les parcs à veaux. En mettant du Bactériolit®, l'ambiance au niveau respiratoire est bien meilleure.
Justement, parlons-en. Que modifie cette amélioration de l'hygiène dans les étables au niveau de la santé des animaux ?F.P. : Une des principales causes de mortalité chez les jeunes bovins, ce sont les problèmes respiratoires. A force d'uriner et de déféquer sur de la paille dans des espaces assez confinés, les conditions sanitaires deviennent vite désastreuses pour les veaux. Avec Bactériolit® les pailles s'assèchent beaucoup plus vite et limitent les problèmes sanitaires.
L'ennemi, c'est l'ammoniac ?F.P. : Oui, entre autres. Les émanations d'ammoniac créent des micro-irritations au niveau des alvéoles pulmonaires, ce qui permet plus facilement l'entrée de germes pathogènes. Et c'est catastrophique sur les jeunes bovins. C'est la première cause de mortalité.
Y a-t-il d'autres facteurs importants ?F.P. : L'alimentation influe énormément sur
la qualité du colostrum qui est le premier
lait que donne la vache à son veau, où sont
concentrés les premiers anticorps pour la
santé du veau et pour sa résistance aux
infections. Et d'après ce que me disent
tous les éleveurs qui l'utilisent, le
Bactériosol® préserve et développe une
flore naturelle et équilibrée alors que le
chimique a des effets catastrophiques.
Avec Bactériosol®, les mères offrent à leur
veaux un premier lait beaucoup plus riche.
Pour prendre en exemple l'Aubrac que je
connais bien, avec les engrais chimiques
on y a éliminé les meilleures plantes qui y
existaient. C'était celles qui donnent du
sélénium, de l'iode, enfin tous les oligoéléments
qui sont fondamentaux pour l'animal.
Les plantes qui ont le plus de vertus
pour la santé sont également les plus sensibles.
La situation est par endroits catastrophique.
Toutes les plantes sélénifères
ont quasiment disparu alors que le sélénium,
c'est la base pour une bonne reproduction,
une bonne vitalité du veau.
F.P. : Une bête qui a un beau poil c'est qu'à la base elle a une bonne alimentation au niveau des prairies naturelles à l'extérieur et du meilleur foin à l'intérieur. C'est à dire qu'elle trouve une nourriture beaucoup plus concentrée en oligoéléments et en vitamines AD3E qui, au niveau de la peau et du poil, sont à la base d'une meilleure santé. Les bêtes sont plus luisantes parce qu'elles ont tout aux bons dosages : cobalt, sélénium, manganèse.
L'alimentation influe sur de nombreux facteurs.F.P. : Le fait d'avoir à la base une meilleure alimentation fait qu'il y a une meilleure réussite au niveau de la fécondité. Si le foin est de bonne qualité à l'étable, les bêtes seront moins carencées au sortir de l'hiver. Comme avec Bactériosol®, on préserve une flore fondamentale qui donne un foin bien équilibré et riche, les carences sont largement gommées. Quand on fait les analyses des éléments biochimiques à l'école vétérinaire de Lyon, quelquefois ils nous demandent si on a prélevé sur un animal mort tant les carences sont importantes. Par contre, chez les éleveurs qui utilisent ces produits, les taux prélevés sur leurs bêtes au niveau oligoéléments sont satisfaisants. La différence est très nette.
Quelles pathologies supplémentaires trouve- t-on chez ceux qui travaillent toujours en traditionnel ?F.P. : Des boiteries, un retard voire une baisse dans la fertilité et du fait de la moins bonne qualité du colostrum, ça produit des veaux plus fragiles. Il y a aussi des omphalites, c'est à dire l'inflammantion du cordon qui peut être mortelle. Le fait d'avoir une paille saine et pas d'émanation irritante, ça aide beaucoup et je constate qu'avec le procédé Bactériolit® les éleveurs n'ont pas ce problème.
Etes-vous confiant en l'avenir ?F.P. : Il y a eu une intensification de l'élevage
à une période qui a entraîné l'apport
massif d'engrais et la course aux productions
notamment de foin. Maintenant ils
se rendent compte que même s'ils avaient
beaucoup de foin qui sentait bon, ce
n'était pas suffisant ! Ils avaient des problèmes
de pathologies sous-jacents qui
étaient directement liés à la qualité de
leurs productions et à la disparition de
plantes essentielles. Les équilibres étaient
rompus. Ils reviennent donc à des
choses beaucoup plus naturelles et
le Bactériosol® est un de leurs atouts.
Je pense que par la force des choses, dans
les années à venir, la raison va à nouveau
dominer et que le bon sens paysan fera
le reste.