







« J'ai commencé par hasard. Un
voisin m'a dit : c'est pas mal, le sol
évolue bien. C'était il y a cinq ans.
On avait eu des années très
humides auparavant avec des sols
amorphes, lourds, une vraie catastrophe.
On avait résolu le problème
avec le chimique, en mettant
les plantes sous perfusion et on y
arrivait toujours, même si c'était
de plus en plus dur à cultiver. »
«On s'est dit : il y a quelque chose à
faire. On a pris conscience qu'on travaillait
notre sol à l'envers. On mettait
du chimique à outrance et en
plus, il fallait de plus en plus de puissance
pour travailler la terre. Le sol
ne fonctionnait plus. Cela m'est
apparu comme une évidence : il fallait
revenir à un respect du sol et à
un travail plus facile.
En 2004/2005, j'ai rencontré Raymond
Fabre, un des co-gérants de la
Sobac. Il m'a convaincu. Le gros problème
que nous avions sur nos sols,
c'était le manque de matière organique.
Nous avons du sable qui brûle
la matière organique, cela ne pouvait
donc pas évoluer dans le bon sens. Raymond nous a dit : ce n'est
pas parce que tu as du sable que tu
brûles la matière organique. C'est
parce que tu mets du chlore, de l'acide
que ça brûle d'autant plus et que
tu détruis la vie microbienne.
Dès la première année, j'ai utilisé
Bactériosol® sur les plants de
pommes de terre, les haricots et le
lin. J'ai tout de suite vu des choses
spectaculaires. Sur la culture du lin,
en végétation je n'ai pas vu de
défaut, je n'ai pas vu les zones
humides que j'avais avant et qui
étaient dépressives. Au niveau de la
structure, j'ai eu un lin parfait. Sur les
haricots, c'était exactement la même
chose. Pour les pommes de terre, je
l'ai vu en sortie, à leur présentation.
On avait eu un automne humide et
j'ai vu des remontées de vers de terre
en surface, chose qui avait disparu
depuis longtemps. En plus, je n'ai
plus jamais eu d'eau sur la parcelle.
Ça m'a étonné et je me suis dit : tiens,
ma terre revit.
En rendement, en lin j'étais mieux.
En haricots, j'étais très bien et en
pommes de terre, je n'avais pas de
changements en rendement mais
une terre beaucoup plus facile à
travailler.
L' année suivante, mêmes constats
avec une grande facilité de travail et
la disparition de l'eau sur les parcelles.
En plus, avec les analyses, on
voit que nos teneurs n'ont pas
bougé, que ce soit en phosphore ou
en potasse. On est quasiment pareil,
on voit la matière organique évoluer.
Je ne mets plus de fumure de fond,
que du Bactériosol® et de l'azote. Le
sol c'est un grand réservoir, mais il
faut savoir l'utiliser. Comme nous
sommes sur des terres gagnées sur la
mer – des polders –, elles sont très
riches en calcium et ça bloquait tous
les éléments fertilisants.
La décision de supprimer la fumure
de fond a été prise lors d'une deuxième
étape. On ne met plus d'engrais
starter. Les cultures démarrent moins
vite mais sur le long de la campagne,
elles se rattrapent énormément et
aujourd'hui j'estime qu'on a des rendements
supérieurs avec un sol plus
facile à travailler.
Je respecte ma terre et elle me
respecte. Avec Bactériosol®, la terre
filtre mieux et l'eau remonte mieux
aussi. L'année dernière, je n'ai pas
irrigué alors que c'était une année
assez sèche. Les plantes n'étaient
pas stressées. J'ai arrosé sur des
parcelles de pommes de terre
que je prends en location et qui
avaient pour la première fois du
Bactériosol®. Sur celles qui en avaient
reçu plusieurs fois, je n'ai pas irrigué.
Bien sûr qu'il faut faire savoir les
bienfaits de ce procédé. Nous laissons
les autres agriculteurs venir vers
nous et nous dire : Mais qu'est ce
qu'il se passe sur ton exploitation ?
Ça n'allait plus et aujourd'hui on voit
de belles cultures et il n'y a plus
d'eau sur tes parcelles ?
La prise de conscience du sol, c'est
un cumul de réflexions. L'agriculteur
va évoluer beaucoup plus vite que le
système commercial. Pour lui, la
plante sous perfusion, ça lui convient
très, très bien.
Je suis encore un peu jeune en utilisation
de Bactériosol® pour faire un
constat sanitaire précis, mais vu que
la plante est moins stressée, elle est
évidemment moins malade. C'est
comme nous.
Par rapport à la consommation
d'intrants, je suis en avance. Quant à
l'évolution de mon sol, je suis parti
dans le bon sens. Quand je repense
d'où je suis parti... J'avais fait le
constat que mon sol n'allait plus.
J'étais conscient qu'il n'y avait plus
d'activité microbienne. Là-dessus, il
a fallu redémarrer.
Avec l'hiver qu'on a eu cette année,
vous seriez venu ici il y a sept ou huit
ans, il y avait un lac tout autour de
l'exploitation alors que là, il n'y a pas
du tout d'eau.
En fait, c'est le concept Sobac qui
m'a séduit au départ plus que le produit.
C'est l'agriculture qui va amener
le bouleversement, qui va faire
bouger les Chambres. C'est la base
qui va remonter l'information et
déstabiliser l'Establishment. On a utilisé
aveuglément le chimique tant
qu'on n'a pas eu la connaissance
d'autre chose. Mais c'est sûr qu'on
avait conscience qu'on allait dans le
mur. Il y a un lobby industriel et
financier qui a plus d'argent à
gagner sur le chimique qu'avec
Bactériosol®. En plus, ils n'y croient
pas ou plutôt ils se persuadent de ne
pas y croire.
« Nous n'héritons pas de la terre de
nos parents, nous l'empruntons à
nos enfants », cette phrase de Saint-
Exupéry va très bien avec le produit.
Marcel Mézy a dû être pris pour un
doux rêveur au début mais aujourd'hui
c'est lui qui a raison et la politique
est avec lui. Il faudrait un label
« agriculture raisonnée » pour être
reconnus et que commercialement,
nous puissions valoriser nos productions.
Je pense que dans l'avenir, il
faudrait fédérer l'ensemble des agriculteurs qui utilisent Bactériosol®,
créer des groupes d'animations au
niveau des régions. Il ne faut pas
qu'on ait peur de montrer ce qu'on
fait. Au contraire, il faut qu'on en soit
fier.
De toute façon, si l'agriculteur n'est
pas prêt dans sa tête à recevoir ce
produit, il ne faut pas le mettre entre
ses mains, parce que c'est une
démarche globale. Peut-être qu'il
leur faut comme moi descendre au
plus bas pour prendre conscience de
toutes ces choses essentielles. »