SOBAC - Rentabilité - Fertilité - Autonomie - Qualité - Environnement - Technologies Marcel Mézy - Bactériosol / Bactériolit - Solutions naturelles pour l'agriculturewww.bacteriosol-sobac.com - Englishsobac.de - Deutsch
MIDI-PYRÉNÉES - Aveyron
Témoignage de Laurent, Pierre et René Wilfrid
Laurent, Pierre et René Wilfrid
Gaec des Deux Vallées
à Arvieu
180 hectares SAU
70 vaches allaitantes
750 brebis Lacaune
Utilisateur depuis 1986
“ On n'avait rien à changer pour passer en bio ”

C'est une bien belle histoire que celle de cette famille Wilfrid. Au départ, il y a eu le père René et sa femme, installés sur une ferme de 42 hectares où ils élevaient des brebis laitières. Voici près de quinze ans, ils ont rencontré les frères Fabre, co-gérants de la Sobac. Curieux de tout, René se met très vite au Bactériolit® et au Bactériosol®. René a vite fait de transmettre sa passion à ses enfants Laurent et Pierre. Etudes au Lycée agricole jusqu'au BTA, en 97 pour Laurent et en 98 pour Pierre, les fils rejoignent leur père. Ils reprennent alors une exploitation de 60 hectares à 6 kilomètres de la ferme familiale et décident d'attaquer une reconversion en bio. L'an dernier, ils ont repris l'exploitation d'un voisin, 70 hectares SAU en vaches allaitantes limousines qu'ils sont également en train de convertir en bio.

«Au début, mon père travaillait en conventionnel avec des engrais chimiques et il s'est posé des questions. On avait des tas de fumiers devant les bergeries dont il ne savait pas quoi faire. En 86, il a rencontré la famille Fabre qui lui a présenté son produit.

René : On s'est posés la question : pourquoi est-ce qu'on n'utiliserait pas mieux nos fumiers ? On a commencé à faire des essais qui se sont montrés concluants et on a abandonné tout ce qui était engrais. Economiquement, c'était mieux. à l'épo- que, on utilisait 10 tonnes de chaux, 4 ou 5 tonnes d'engrais azotés ; tout ça a été supprimé. La première année ce n'est pas évident. On ne croit pas au produit tant qu'on n'a pas vu les résultats. C'est vrai que quand on voit le voisin partir avec le semoir d'engrais et que nous, on attend que ça pousse, c'est pas évident. Mais à la sortie, quand on voit le résultat, on se dit qu'il valait mieux se tenir à l'ombre que partir avec le semoir. A l'époque, on avait 600 tonnes de fumier à valoriser.

Il y a une confiance dans le produit qui s'est installée et on a évolué dans ce sens. On s'y est mis à cent pour cent. Et un jour, il y a un représentant de la laiterie qui est venu nous demander si on voulait passer en bio. Comme on était déjà dans cette démarche avec le Bactériolit® et le Bactériosol®, on s'est aperçus qu'on n'avait rien à changer pour passer en bio et là on s'est dit : pourquoi pas ? On a réalisé que ça nous permettrait de valoriser un peu mieux ce travail.
Ça ne suffit pas de se dire «on va passer en bio parce qu'il y a la sucette au bout, parce qu'il y a une plus-value». En conventionnel, la terre n'est qu'un support. Vous labourez, vous mettez de l'engrais, vous semez ; s'il y a les conditions climatiques, ça pousse. Tandis que nous, on nourrit la terre, et elle nous redonne ce dont la plante a besoin.


Laurent : Maintenant, toute l'exploitation c'est du fumier ensemencé au Bactériolit® et pour ce qui manque en fumier, on utilise Bactériosol®. Si on n'a pas assez de fumier pour passer toute l'exploitation d'un coup, on échelonne tous les 2 ans, on fait une rotation.

René : Même si on saute une année, il n'y a pas de problème. On avait des terres qui n'étaient pas très souples mais comme on a amélioré la vie microbienne de ces terres, elles sont devenues très souples. Il n'y a plus besoin de préparation de sols. Et quand il pleut, il y a une meilleure infiltration de l'eau. Plus il y a d'enracinement, plus l'eau s'infiltre. C'est à la chasse que je le remarque le plus, quand je passe d'une de nos parcelles à celle d'un voisin, la structure de la terre n'est pas la même.

Laurent : Il y a des gens qui auront beau voir nos résultats, c'est dans la tête : s'ils ne sortent pas le semoir, surtout pour l'engrais azoté, ça ne va pas. C'est vrai qu'avec l'ammonitrate, s'il y a un peu de rosée, deux jours après vous voyez la différence. Ça les rassure.
Avec mon frère, nous avons tous les deux un BTA agricole. Ça fait quinze ans que je suis sorti de l'école mais tout de suite j'ai pris le contre-pied de ce qu'on m'avait appris. Maintenant, apparemment dans les lycées agricoles ça a un peu changé.


René : Avant, s'installer en bio, c'était la bête noire, ça gênait beaucoup de monde. Bactériolit® aussi, ça a gêné beaucoup de monde. La preuve, on est allés les défendre au tribunal de Rodez ; j'ai fait partie des témoins qui ont été appelés à la barre. Il fallait vraiment qu'on y croit dans ce produit et dans ces hommes. Bien sûr que nous sommes des pionniers et quelque part c'est un honneur. Avec la Sobac, nous avons grandi ensemble, nous avons appris ensemble, nous avons progressé ensemble.

Laurent : Ce n'est pas évident à expliquer, mais c'est vrai que quand je leur racontais comment je travaillais, les copains, les profs, ils rigolaient presque. Mon père était déjà dans cette démarche et puis nous, ça nous a semblé naturel de continuer. On voyait quand même le résultat en avançant.

René : Ce qui leur fait peur aux agriculteurs en conventionnel, c'est d'entrer dans une démarche comme la nôtre, de ne plus mettre de l'azote ou de ne plus pouvoir désherber. Je leur dis souvent : aussitôt que vous voyez une herbe dans une céréale, il vous semble tout de suite que c'est une mauvaise herbe et qu'il faut désherber. Avant même que l'herbe ne soit sortie, vous labourez, vous semez, vous désherbez. Ça n'a pas de sens. Mais ce n'est pas pour ça qu'il a moins de rumex. Il en a même de plus en plus. On a une parcelle qu'on a échangée avec lui. A l'époque, nous aussi nous étions envahis par les rumex. Nous avions donc fait une rotation sur cette parcelle et un jour il m' a dit : si un jour tu n'as plus de rumex sur ta parcelle, c'est que t'es bon. Et bien quand il l'a reprise, il y a trois ou quatre ans, il n'y avait plus un rumex sur cette parcelle qui en était farcie. Il y a simplement des rotations à respecter.

Il y a encore des gens qui nous disent que nous avons de belles récoltes mais qui n'osent pas y aller.

Au départ, on produisait pour Roquefort Papillon parce qu'ils étaient les premiers à avoir un débouché en Roquefort bio mais on ne valorisait pas toute notre production. Il y a sept ou huit ans, nous avons monté un GIE à plusieurs producteurs et aujourd'hui nous avons des transformateurs un peu partout en France. Sans intermédiaire. Chaque jour, quand le lait s'en va du tank, on sait qu'il va à tel endroit, pour tel prix. Sans intermédiaires, ça amène une vraie plus-value au produit. Les Chambres d'Agriculture sont obligées d'évoluer. Je me rappelle avoir été convoqué à des réunions pour discuter de comment on travaillait avec le fumier et on les attend encore pour faire les visites de terrain. Je leur disais qu'il n'y avait pas besoin d'analyses, qu'à l'œil ça se voyait. On était les bêtes noires. Maintenant, dans «La Volonté Paysanne» toutes les semaines, il y a une demi-page ou une page sur l'agriculture bio, ça me fait rire quand je vois comment ils ont été à un moment.

Laurent : Les jalousies, les moqueries, ça n'a pas été dur car on y a jamais prêté attention. On a laissé dire les autres.

René : Bien des gens disaient : le Bactériolit® et le Bactériosol® ils le mettent le jour mais l'ammonitrate, ils la mettent la nuit. Il y a encore des gens qui nous disent que nous avons de belles récoltes mais qui n'osent pas y aller. Ce qu'il faut voir c'est le prix de revient à l'hectare et là, je sais que nous sommes largement gagnants. Il faut se détacher de cette course au rendement qui n'a pas de sens si elle est sortie de son contexte économique. Au niveau rendement ou au niveau fourrage, on n'envie pas les voisins.

Dans le bio déjà, les bêtes ne sont pas menées de la même façon. On n'a pas les mêmes problèmes sanitaires qu'on avait avant. Quand vous avez des bêtes qui ne mangent que du fourrage, des céréales faites à base de produits chimiques ou des ensilages, c'est sûr que vous avez plus de problèmes. Ce qui nous a motivé c'est de voir que nos parents étaient déjà inscrits dans cette démarche. On voyait les effets du travail sur la production.
La ferme que nous venons d'acquérir, vous verriez déjà le changement au bout d'un an. Nous avons traité en partie avec du fumier au Bactériolit® et en partie en Bactériosol®. Ça se ressent déjà sur l'herbe, tant d'un point de vue qualitatif que quantitatif et déjà le troupeau semble plus en forme. Nous avons des prairies dans une vallée assez froide. Cette année, il y avait encore de la gelée blanche fin avril.

On avait mis le fumier ensemencé au Bactériolit® vers le 15 mars, et sur les terres qui n'avaient rien reçu, du Bactériosol®. Avec la gelée blanche, l'herbe était sous le fumier, elle poussait, elle soulevait le fumier, et en-dessous tu voyais un trèfle, mon pauvre ! C'était flagrant la différence. Et là, tu es content, tu as le sentiment d'avoir bien travaillé.

Ça fait vingt ans qu'on n'a pas employé de chaux. On avait des parcelles très en pente ou le pH était à 4,5 et un an après le passage du Bactériosol®, il était monté à 5,5.

A l'école, on n'apprend pas aux jeunes à observer. On leur dit : tu mets ça, ça et ça à telle date. Il y a beaucoup d'agriculteurs qui ne savent plus observer ce que leur dit la prairie, comment ça pousse. Ça ne s'observe pas en regardant de la route. Moi j'ai toujours eu l'œil. Un jour, j'avais dit à Patrick Fabre : tu ne vois rien ? Il avait neigé très légèrement et il n'y avait que sur mes parcelles que la neige avait fondu. Parce que là, il y avait une vie microbienne qui réchauffe les sols. Ça avait suffi à la faire fondre. Notre terre est de la même souplesse que la terre des jardins. Au niveau des légumes du jardin, il y a une vraie différence aussi. Sur les asperges, c'est incroyable !
Dans les prairies, vous prenez une tige de ray-grass ou de luzerne poussée au fumier ensemencé au Bactériolit® et vous allez chez le voisin chercher la même, à même maturité, poussée à l'azote, à l'ammonitrate. D'un côté, la tige sera pleine et de l'autre, elle sera creuse et pleine d'eau. Celle au Bactériosol®, aura peut-être mis un peu plus de temps à pousser mais la tige sera pleine. L'autre, ce n'est que de l'eau. Il y a un rééquilibre qui s'est fait au niveau des sols et les plantes ; ils se défendent mieux, résistent mieux aux parasites.

On a senti un changement depuis le Grenelle de l'Environnement. On s'est senti un peu moins abandonnés. Maintenant, c'est le défilé des fabricants d'aliments mais nous nous restons fidèles à ceux qui ont cru en nous au début, quand nous étions marginalisés, c'est logique ».


ÉLEVEURS OVINS LAIT





“ À l'époque, on avait 600 tonnes de fumier à valoriser ”


“ Ce qu'il faut voir c'est le prix de revient à l'hectare et là, je sais que nous sommes largement gagnants”

Sites SOBAC : SOBAC Entreprise - SOBAC Agriculture - SOBAC Jardin - SOBAC Collectivités

© SOBAC - TECHNOLOGIES MARCEL MEZY™ - BACTERIOSOL® / BACTERIOLIT® - tous droits réservés - 2011-2015 - Mentions légales